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vendredi 18 mai 2007

L’œuf-surprise


IL faut être vraiment chanceux pour tomber sur cette catégorie de voyants, mais cela arrive... Ils sont particuliers parce qu’ils ont un don extraordinaire qu’aucun esprit rationnel ne peut expliquer.
Ces extralucides vous font une démonstration que vous pouvez raconter à qui vous voulez, aucune de vos connaissances ne vous croira si elle ne voit pas cela de ses propres yeux.
Que font ces voyants ? Ils vous demandent d’acheter un œuf et de le laisser sous votre oreiller, ou, si vous craignez de le casser, sous votre sommier, toute une nuit, puis de le leur apporter.
Le voyant qui vous a dit ça vous attend le lendemain avec votre œuf. Il le récupère et sans que vous ne le quittiez un seul instant des yeux, il le casse. Ensuite, ô stupeur, il en extrait toutes sortes de choses, cela dépend... Des cheveux, mêlés à de petits bouts de tissu, des clous, des morceaux de ceci ou de cela... Des saletés. Le voyant vous explique qu’on ne trouve dans l’œuf que les gris gris qu’on vous a faits un jour. Il y a des femmes qui jurent avoir reconnu leurs cheveux, ou un tissu qui leur a été familier...
Généralement, quand on « tombe » sur quelqu’un comme ça, il ou elle ne font rien d’autre que « casser l’œuf ». Mais, assurent-ils, cela suffit amplement à mettre fin à vos problèmes. Du moins, ceux liés aux gris gris de l’œuf. Si on vous avait fait ces gris gris pour vous empêcher de vous marier, ou de réussir dans votre travail, ou pour n’avoir ni charme, ni chance, quoique vous fassiez, dès que l’oeuf est cassé, le mauvais sort l’est aussi..


Est-il arrivé que des œufs ne contiennent rien du tout, mis à part le blanc et le jaune habituels ? Oui, bien, sûr. Le voyant ou la voyante vous disent alors que personne ne vous a fait de gris gris. Mais ils n’aiment pas cela et, à la limite, préfèrent les œufs chargés. Cela donne du spectacle au client et les rassure sur leur don. Maintenant, comment expliquer ce phénomène ? Nul n’y arrive. Parce qu’en plus, les saletés ne sont mises dans l’œuf par ceux qui vous jettent le sort. Elles sont ailleurs et les pouvoirs surnaturels des voyants leur permettent, d’abord de les trouver, ensuite de les introduire dans l’oeuf.

Petit lézard pour jeter des mauvais sorts

Si vous apercevez un jour un tout petit lézard qui glisse furtivement le long de votre mur, votre réaction sera probablement de fermer rapidement la fenêtre, de peur que le lézard ne s’introduise dans la maison.

IL est vrai que ce spectacle se présente de moins en moins à nos yeux. Notre vie urbaine laisse peu de place aux lézards. Mais, si cela devait vous arriver, au mieux, vous regarderiez passer le lézard en rêvant à votre dernier séjour à la campagne.
Eh bien, sachez qu’il y a des gens qui, en voyant le même petit lézard, sauteraient de leur place et se mettraient en demeure de le capturer par tous les moyens.
Pour l’herboriste du fin fond de la médina, ce petit lézard vaut une belle petite somme. Vivant, il vaut encore plus ! Mais il n’y a pas que l’herboriste... Bien des femmes d’un certain âge et de certains quartiers sauteraient également sur l’aubaine. A quoi servent les petits lézards ? La réponse est simple : à défaire les mauvais sorts !
Le petit lézard que nos fins connaisseurs appellent dans notre dialecte « la lézarde pucelle » aurait en effet la propriété de réduire à néant le mauvais sort quelle qu’en soit sa force négative. La recette consiste généralement à jeter la bestiole pucelle dans un brasier incandescent et à se tenir près du brasier, voire à l’enjamber, au moment où la bestiole explose dans les flammes. C’est dans cette explosion que partirait le mauvais sort... Bien des femmes utilisent cette recette quand elles voient basculer leur ménage dans la guérilla quotidienne, quand elles voient leur mari leur échapper, ou quand elles voient tout ce qu’elles entreprennent échouer lamentablement.
Bien des mères aussi ont recours à la petite « lézarde » pucelle quand elles voient leurs jeunes filles tarder à trouver chaussure à leur pied. Pour toutes ces femmes, les contrariétés - quand elles sont nombreuses - ne peuvent être naturelles. Elles sont le fait de sorcellerie. Et contre la sorcellerie, le remède efficace, c’est le petit lézard.

jeudi 17 mai 2007

Le mauvais oeil

NOUS voilà au troisième millénaire et cette croyance-là est toujours très forte. Le mauvais œil ! Qui ne le craint pas dans nos sociétés ? Qui n’essaie pas de s’en prémunir ? Et si vous vous hasardez à dire que ce ne sont là que superstitions et balivernes, on vous donnera tant d’exemples de vies brisées par le mauvais œil, tant d’arguments historiques et religieux prouvant que ses terribles effets existent que vous en verrez vos froides certitudes sérieusement ébranlées. Et si vous êtes croyant, on vous assènera un dernier coup en vous ressortant le verset du Coran qui y fait allusion. Le verset dit : « et malheur à ceux que les doigts montrent ! ». Pour ceux qui croient au mauvais œil et qui, donc, en ont peur, il y a plusieurs moyens de s’en protéger. D’abord, il faut éviter d’en mettre plein la vue à tout le monde et tout le temps. Le simple fait qu’on vous regarde avec étonnement, admiration, ou envie, vous porte le mauvais œil ! Et alors, gare ! Les effets du mauvais œil peuvent être immédiats. Exemple : vous avez une belle tenue, vous en êtes fier, un envieux vous croise, il est consterné. Lui, yeux exorbitants, pincement au cœur.. Vous, vous ne finissez pas la journée qu’il arrive malheur à votre tenue. Le mauvais œil peut aussi vous régler votre compte en différé. Exemple : vous et votre famille êtes très bien. Tout vous réussit. On ne parle que de vous. Mauvais œil accumulé et quelques années plus tard, votre famille connaît une vraie débandade. Les uns meurent, les autres tombent sur de mauvais conjoints, les troisièmes ont des problèmes de santé, votre fortune est dilapidée... On peut se protéger aussi en s’entourant de quelques « précautions »... Brûler de l’encens (au Maroc, Chebba et harmal). Porter une amulette contenant le dard d’un scorpion acheté chez l’herboriste. Avoir chez soi et dans sa voiture un Coran. Porter « Ayat al Coursi » (verset du Coran spécial mauvais œil), ou 55 grains de « habba saoudae », ou la main de fatma... Etc. Les recettes sont nombreuses. Au Maroc, tout le monde les connaît.

mercredi 16 mai 2007

Signes annonciateurs

On pourrait peut être en rire, pourtant, aujourd’hui encore, nombreux sont ceux qui y croient dur comme fer ! Il s’agit des signes annonciateurs d’événements. Ce ne sont pas tout à fait des augures... Juste des superstitions prémonitoires.


AINSI, par exemple, les battements de cils que vous ne contrôlez pas ont une signification. Si c’est votre cil supérieur qui se met à frémir, cela veut dire que vous allez voir quelqu’un que vous n’avez pas vu depuis longtemps. Si c’est le cil inférieur, il ne faut pas que ce soit celui de gauche. Cela annoncerait une mauvaise nouvelle... A en pleurer.
Quand ce sont les sourcils qui vous démangent, le droit veut dire qu’on dit du bien de vous ; le gauche qu’on médit de vous..
Si c’est votre « moustache » qui vous gratte : juste au dessous du nez et au dessus de la lèvre supérieure, cela veut dire que vous allez saluer quelqu’un. Plus la démangeaison est forte, plus la personne que vous allez saluer est chère.
La démangeaison de la paume de la main, elle aussi, a une signification. La gauche veut dire que vous allez recevoir de l’argent, la droite que vous allez en donner.
Autre signe annonciateur : la chaussure. Si après avoir enlevé la votre (de quelque pied que ce soit), vous la retrouvez à l’envers (face au sol), c’est que des invités ne vont pas tarder à s’annoncer chez vous.
Quand, par inadvertance, vous mettez un vêtement à l’envers, c’est que vous allez recevoir un cadeau. Mais, dès que vous vous en apercevez, vous devez le remettre à l’endroit en disant : « Dieu fasse que si les temps changent, ils changent en mieux ». Si ce n’est pas un cadeau que votre vêtement à l’envers annonce, en effet, c’est qu’un nouvel événement se produira dans votre vie (d’où la prière pour que ce soit un événement heureux).
Des signes de ce genre, la société marocaine - et plus particulièrement les milieux populaires - en comptent à l’infini. Allez savoir si c’est le fait d’y croire qui leur donne de la crédibilité, mais en tout cas, on vous dira souvent que ça marche...

mardi 15 mai 2007

Protéger la voiture

AU Maroc, très nombreuses sont les voitures que l’on voit passer avec un chapelet suspendu au rétroviseur intérieur. Il n’a pas pour seule fonction de décorer la voiture, ou d’en égayer l’habitacle en se balançant ainsi, sous les yeux du chauffeur, à longueur de temps. Pour tous ceux qui le mettent là, il a surtout le pouvoir de protéger la voiture - et donc ses occupants - du mauvais œil et de ses effets néfastes.
De préférence, le chapelet ne doit pas être neuf. Il doit avoir déjà servi à réciter tous les versets coraniques qui protègent... Le nec plus ultra consiste à suspendre à son rétroviseur un chapelet rapporté de la Mecque (soit acheté, soit reçu en cadeau d’un pèlerin). L’idée est que cet objet, venu d’un tel lieu sacré, renforce la protection.
Certains mettent aussi dans leur boite à gant un petit Coran. Et il n’est pas besoin de préciser que la protection qu’il garantit, aux yeux de tout musulman, est encore plus grande... Sinon, la plus grande.
Chapelet, Coran... Jusque-là, les symboles de protection restent proches de la religion. Mais il y a aussi la superstition et les us et coutumes qui s’y rattachent.
Quel nouveau propriétaire de voiture ne s’est pas vu conseiller, aussitôt le véhicule acquis, de sacrifier aux nombreux rituels que se transmet la société, de génération en génération ?
Par exemple, encenser la voiture en y brûlant soit du bois de santal, soit les incontournables « Chebba Oul Harmel » (encens traditionnel marocain contre le mauvais œil). Ou bien, aller au volant de sa voiture jusqu’à un grand marabout pour que le véhicule fasse « le pèlerinage inaugural ».
Ou encore aller acheter tous les ingrédients que l’on doit y mettre et les ranger soigneusement dans la boite à gant ou dans un coin du coffre.
Quels ingrédients ? Il y a les produits traditionnels qui préservent du mauvais œil comme « Chebba Oul Harmel » ou « Hebba Souda »...
Mais il y a aussi ceux qui sont censés apporter la prospérité ou servir de porte-bonheur : un morceau de sucre, un peu de laine de mouton...

lundi 14 mai 2007

De rêves à songes...


L’interprétation des rêves a peut être changé au fil du temps, mais une chose est sûre : les rêves continuent de réjouir ou de terroriser ceux qui les font... Y compris ceux des jeunes générations.
Même un jeune « branché », quand il fait un rêve qui le trouble, pose la question de savoir ce que son rêve peut bien signifier. Et pour peu que l’explication qui lui est donnée se vérifie dans les jours suivants, il en conclue que ses rêves sont prémonitoires.
Certains rêves ont une explication courante qui n’a pas changé depuis des siècles. Ce sont surtout ceux qui se réalisent tels quels, ou ceux qui se réalisent par le contraire de ce qu’ils annoncent.
Ainsi, vous rêvez que vous êtes heureux et quelques temps plus tard, vous vivez un événement qui vous rend effectivement heureux. Vous vous dites : « je l’ai rêvé ».
A l’inverse, vous rêvez que vous sautez de joie et, quelques jours après, vous êtes accablé par une forte contrariété. Là aussi, vous vous dites : « je l’ai rêvé ».
En fait, après trois ou quatre expériences, ceux qui veulent croire aux rêves prémonitoires tirent une bonne fois pour toutes la conclusion que leurs rêves se réalisent tels quels ou, au contraire, qu’ils annoncent l’opposé de ce qui a été rêvé.
Dans les deux cas de figure, ce qui compte pour les intéressés, c’est que leurs rêves leurs disent ce qu’ils vont vivre dans les jours à venir.
Là où les choses se compliquent, c’est lorsqu’il faut décrypter des rêves dont l’interprétation n’est pas évidente. Surtout quand l’interprétation change d’une région à l’autre, ou d’un « interprète » à l’autre.
Par exemple, rêver qu’on a un bébé dans les bras, c’est, pour les uns, un gros souci à venir. Tandis que pour les autres, c’est un souci s’il s’agit d’un garçon, une bonne nouvelle s’il s’agit d’une fille.
Rêver qu’on se marie, pour les uns, annonce la mort, pour les autres, juste une contrariété. La mer, pour les uns, représente les autorités (judiciaires, policières..). Pour
les autres, c’est comme toute eau qui signifie : protection.. On le voit, l’interprétation n’est pas simple.
Il y a même des livres pour ça... Mais quand « monsieur tout le monde » fait un rêve angoissant, il en conclue rarement qu’il a mal dîné.

mercredi 25 avril 2007

La sinceridad

La sinceridad no es algo que debemos esperar de los demás, es un valor que debemos vivir para tener amigos, para ser dignos de confianza…
Para ser sinceros debemos procurar decir siempre la verdad, esto parece muy sencillo, pero muchas veces cuesta más de lo que se cree.
Se utilizan las ‘’mentiras piadosas’’ para ocultar cualquier cosa que para nosotros es una tontería, pero que en realidad a la persona que mientes haces daño, y esta pequeña mentira que en un principio no es nada se va haciendo más y más grande hasta que la verdad se acaba sabiendo y sorprendiendo a quien mientes.
La sinceridad no sólo se ve en las palabras, sino que también se demuestra por medio de nuestras actitudes.
Cuando se aparenta lo que no somos (en la edad, trabajo, amistad…) se tiende a aparentar lo que no se es (más joven, inteligente, educados…)
Si se descubre la gran mentira que nos han hecho creer se nos viene a la memoria el refrán:
‘’Dime de que presumes… y te diré de que careces’’ y entonces se produce una gran desilusión ya que se pierden las esperanzas de lo que la persona no es en realidad.
También indicar que ‘’decir’’ siempre la verdad con palabras es una parte de la sinceridad, pero también hay que ‘’actuar’’ acorde con la verdad.
Para ser sincero se necesita tener mucho ‘’tacto’’ y esto significa que cuando debemos decirle a una persona la verdad de lo que pensamos y esta verdad la incomoda debemos utilizar las palabras, las expresiones correctas ya que el primer propósito es ‘’ayudar’’ a esa persona, y esto es necesario para que la persona escuché y vea que lo que se la dice va con buenas intenciones y sin ánimo de ofenderla.
La sinceridad también requiere valor ya que a la hora de decir la verdad a un amigo o a una amiga por ejemplo, el no decir la verdad no se puede justificar con no decirlo con el perder una buena amistad o por el concepto que se tiene de la persona.
La persona sincera siempre dice la verdad, en todo momento, aunque le cueste, sin temor al qué dirán. Ya que vernos sorprendidos mientras mentimos es más vergonzoso aún.
Al ser sinceros aseguramos nuestras amistades, somos más honestos con los demás y a la vez con nosotros mismos, convirtiéndonos en personas dignas de confianza por la autenticidad que hay en nuestra forma de comportarnos y nuestras palabras.
A medida que nos vamos haciendo más mayores, la sinceridad debe ir en aumento y debe convertirse en un elemento básico para vivir nuestra vida con auténtica plenitud y sinceridad.

vendredi 13 avril 2007

Mythe du vendredi 13

Un vendredi treize est un jour vendredi qui tombe le 13 du mois. Cette éventualité apparaît une à trois fois par année. Certains, par superstition, en ont peur (paraskevidékatriaphobie), d'autres y voient un jour de chance.
À noter que le vendredi 13 avril 2029 verra l'approche, à environ 30 000 Km (le dixième de la distance Terre-Lune), de l'astéroïde (99942) Apophis qui brillera brièvement d'une magnitude 3. Cet astéroïde est la menace spatiale la plus sérieuse de s'écraser sur la terre jamais découverte.

Liste des vendredis treize jusqu'en 2010
Janvier 2006
Octobre 2006
Avril 2007
Juillet 2007
Juin 2008
Février 2009
Mars 2009
Novembre 2009
Août 2010

ORIGINES DU MYTHE VENDREDI 13 - Christianisme

Sur la base de la Bible, les croyances chrétiennes soutiennent ce qui suit:
• Lors de la Cène, dernier repas de Jésus-Christ avec ses apôtres, ils étaient 13 à table. Le 13e convive, Judas le trahira et Jésus subira la Passion. Depuis lors, on croit que le fait être 13 invités à table porte malédiction.
• Le vendredi, ou le sixième jour de la semaine selon la Bible, est le jour de la Crucifixion de Jésus Christ.
• Ce serait un vendredi que Caïn tua son frère Abel.
• Hérode massacra les innocents un vendredi.
• Un vendredi, le Diable tenta Ève et Adam mangea le fruit défendu.
• Adam et Ève furent par la suite expulsés du Jardin d'Eden un vendredi.
• Le Temple de Salomon aurait été détruit un vendredi.
• C'est un vendredi que commença la grande inondation, et que l'Arche de Noé fut lancée sur les flots.
• Selon les Chrétiens, lors de cérémonies sataniques, il y a 13 présences: douze sorcières (dont Frigga) et un diable. Après l'invasion des peuples nordiques et germaniques, et leur conversion au Christianisme, Frigga, la déesse nordique de l'amour et de la fertilité, fut bannie, envoyée au sommet d'une montagne et considérée comme une sorcière. Depuis, chaque vendredi, la déesse pleine de rancune convoquerait onze sorcières et le diable pour comploter de mauvais tours à jouer au cours de la semaine suivante.
• C'est dans le 13ième chapitre du dernier livre de la Bible [chapitre de l'Apocalypse, celui de l'Antéchrist], au dernier verset qu'on retrouve la mention du nombre de la Bête, 666 (Révelation 13:18). Notons que l'insertion de deux zéros donne 60606 = 7 x 37 x (13 x 18), d'où la coïncidence avec le passage biblique Rév. 13:18 qui traite du 666 ! ...
• Vendredi est un jour banni par la Bible. Le mot "vendredi" ne se retrouve nul part dans la Bible, ni dans le Nouveau Testament, ni dans l'Ancien Testament; on y utilise plutôt l'expression "sixième jour".

vendredi 6 avril 2007

Autopsie d'un mensonge

J’ai vu hier un documentaire sur jean Claude romand, c’est vraiment à vous couper le souffle. Incroyable 18 ans de mensonge. Il a menti a tous le monde: sa femme, ses beaux parents, ses parents, ses amis, ses enfants, ses voisins, la banque, ... et cela pendant 18 longues années.

"Je mens, mais mes mensonges deviennent des vérités" André Malraux

Jean-Claude Romand, condamné le 2 juillet 1996 à la
réclusion criminelle à perpétuité a tué en janvier 1993 son épouse, ses deux enfants, ses parents et son chien avant de manquer son suicide en mettant le feu à la maison familiale.
Faux médecin et faux chercheur à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Romand avait menti pendant 18 ans à ses amis et à toute sa famille. Il avait réussi à extorquer, en plusieurs fois, plus de 2,5 millions de francs à sa belle famille et à ses propres parents. C'est au moment où il allait être découvert par un créancier qu'il a commis ce quintuple crime.

Pour en savoir plus sur la vie de cet homme vous pouvez visiter ce site:
http://jc.romand.free.fr/index.htm
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En 1993, la mañana del sábado 9 de enero, Jean-Claude Romand mataba en Francia a su mujer y a sus dos hijos e incendiaba después, con la intención de suicidarse, la casa donde residían. Previamente había acabado también con la vida de sus padres con una escopeta de caza. Después de haber pasado los últimos dieciocho años engañando a su familia y amigos –todos pensaban que era un prestigioso médico de la Organización Mundial de la Salud que trabajaba en Ginebra y ni siquiera había llegado a licenciarse en Medicina- sus mentiras estaban a punto de descubrirse y, antes de que se desmoronara su falso mundo ante los ojos de sus conocidos, decidió asesinar a las personas más próximas a él.

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Jean-Claude Romand (born February 11, 1954) is a French impostor and murderer who pretended to be a medical doctor. He killed his family when he was about to be exposed.

The deception began with a simple lie: Romand claimed that he had passed a second-year medical examination that he did not sit. He therefore never qualified as a doctor, a fact unknown to his peers.

Romand fooled his family and friends for 18 years; they thought he was a successful medical professional and researcher in the World Health Organization. He managed to give an impression that he had researched arteriosclerosis and he had contacts with political figures.

In reality, he spent his days wandering and used free information services of the local WHO building. Periodically he left for a supposed work trip but only travelled to Geneva Cointrin international airport and spent a couple of days in a hotel room there, studying a travel guide for a country he was supposed to be in.

On January 9, 1993 Romand, fearing that his family was about to discover the truth, killed his wife, both of his children, his parents and the family dog. He also made an attempt on an ex-lover's life by trying to strangle her with a cord. When she struggled, he released her and drove her home, apologising for trying to harm her. He then set alight his house and took an overdose of barbiturates, intending to burn with his home. He was rescued and police soon figured out the truth.

mardi 27 mars 2007

L'huile d'argane

L'arganier: l'Arbre de la Vie marocain.

Au Maroc, l'arganier est appelé "arbre de la vie" en raison de ses nombreuses qualités. L'UNESCO a classé une zone de 830 000 hectares dans le sud-ouest du Maroc, entre Agadir et Essaouira, réserve de biosphère, car c'est le seul endroit du monde où pousse l'arganier...

L'huile d'argane, une huile marocaine à connaître
L'huile d'argane est une huile uniquement produite dans les régions du sud-ouest du Maroc puisque c'est le seul endroit au monde où l'on retrouve l'arganier. L'arganier est l'arbre dont on utilise les amandes pour produire l'huile. La fabrication de l'huile d'argane demande beaucoup de temps et d'effort aux femmes puisque sa fabrication est longue et ardue.

Étape 1 : enlève la pulpe




Étape 2 : concassage de la noix



Étape 3 : rôtissage de l'amandon










Étape 4 : écrase les amandes avec le moulin (R'ha)




Étape 5 : pétrissage de la mixture pour retirer l'huile







Rien n'est perdu lors de ce processus, la coquille de la noix est un excellent combustible et la pulpe ainsi que la pâte servent pour l'alimentation du bétail.

Aujourd'hui, dans certaines localités, la fabrication traditionnelle a été remplacée par la fabrication moderne où on utilise des machines pour faire les tâches sauf le concassage de la noix. Cette nouvelle méthode permet d'augmenter la durée de conservation de l'huile et sa pureté.

L'huile d'argane a plusieurs propriétés. Elle est utilisée dans l'alimentation, son petit goût d'amande rehausse grandement la saveur des plats. Selon les résultats de recherches scientifiques, l'huile d'argane a des propriétés nutritives et diététiques supérieures à l'huile d'olive extra vierge. Le mélange d'huile d'argane, d'amandes moulues et de miel, appelé AMLOU, est un excellent mélange que l'on peut manger avec du pain, des crêpes, de la crème glacée. L'amlou a un goût tout à fait exquis.
Au niveau cosmétique, les femmes s'en servent surtout pour revitaliser la chevelure. Elle est aussi utilisée comme crème pour le visage et pour le corps puisque c'est une excellente l'huile pour combattre le dessèchement et le vieillissement de la peau. De plus, elle aide à fortifier les ongles cassants.
Enfin, dans le domaine médical ses usages sont multiples : elle aide au traitement de la varicelle, de l'acné juvénile, des rhumatismes et elle est aussi utilisée pour combattre la stérilité et les fausses couches. Elle est aussi conseillée pour les gens souffrant de maladie cardio-vasculaire et pour ceux qui sont à risque d'infarctus du myocarde.
Alors, l'huile d'argane est une huile qui doit se faire connaître puisque c'est une huile avec des propriétés extraordinaires et surtout elle a un excellent goût !


Intérêts nutritionnels
La composition de l'huile d'argane se rapproche de celle de l'huile d'arachide :

principalement monoinsaturée avec une forte teneur en acides gras oméga-6 mais dépourvue d'acides gras oméga-3.

Sa teneur en acide oléique rend cette huile particulièrement intéressante dans la régulation du cholestérol. Des études en cours semblent montrer que 2 c. à s. par jour de cette huile pendant un mois pourraient considérablement réduire le taux de cholestérol sanguin.

L'huile d'argane est riche en l'acide gras essentiel linoléique. Cet acide est converti dans le corps en d'autres acides gras précurseurs des prostaglandines de la série 1.

L'acide arachidonique mène à la production des prostaglandines de série 2 tandis que l'acide alpha linolénique et ses dérivées conduisent aux prostaglandines de la série 3.

Les prostaglandines participent dans notre corps à de nombreuses fonctions tels que la réponse immunitaire et inflammatoire ainsi que la coagulation sanguine.

Les prostaglandines de la série 1 (acide linoléique) et 3 (acide alpha linolénique) stimulent la circulation (vasodilatation, fluidification du sang,...), renforcent la réponse immunitaire et sont anti-inflammatoires.

Les prostaglandines de la série 2 ont les effets opposés, que nous voulons limiter.

Un régime riche en acide linoléique augmente la production des prostaglandines de la série 1 et est ainsi bénéfique aux personnes souffrant de problèmes rhumatologique et cardiaques.

Les huiles riches en acides gras polyinsaturés ont plus tendance que les autres huiles à s'oxyder et à rancir. Une huile oxydée contient des radicaux libres qui sont responsables de dégâts artériels, de certains cancers, de l'inflammation, du vieillissement prématuré de cellules et des tissus.

L'huile d'argane est riche en acides gras polyinsaturés, mais heureusement contient aussi d'importantes quantités de vitamine E. Cette vitamine est un antioxydant puissant qui capture les radicaux libres et neutralise l'oxydation destructive.

Le point négatif de l'huile d'argane est qu'elle ne contient pas d'acide alpha linolénique. Cet acide gras essentiel est aussi important que les autres et doit faire partie de notre alimentation.

L'huile d'argane ne peut donc pas être la seule huile dans votre cuisine. Il est important de compter sur l'huile de colza et de soja pour cet acide gras.

Comment utiliser cette huile ?

Les huiles riches en acides gras polyinsaturés ne doivent pas être chauffées.L'huile d'argane peut parfumer des légumes ou céréales cuits à la vapeur, elle sera donc ajoutée après cuisson. Vous pouvez aussi l'utiliser pour l'assaisonnement des crudités et de la salade.

vendredi 2 mars 2007

AH, Si j'étais riche !!!


Perdre beaucoup d'argent, de même que gagner subitement des millions, nous oblige à nous confronter avec les vraies priorités de la vie. Afin d'avoir une meilleure compréhension de soi-même - quels sont réellement nos besoins, nos désirs et nos valeurs - répondons sincèrement à cette question particulièrement révélatrice: quelle est la chose qui fait défaut à notre vie et que l'argent pourrait procurer?

L'histoire suivante vous concerne peut-être.

Un banquier américain se trouvait sur la jetée d'un petit port mexicain lorsqu'une barque ne transportant qu'un seul pêcheur aborda. A l'intérieur de l'embarcation, il aperçut plusieurs grands thons aux nageoires jaunes; il complimenta le Mexicain sur la qualité des poissons et lui demanda combien de temps cela lui avait pris pour les attraper. Le pêcheur lui répondit: "Un moment seulement." Le banquier lui demanda alors pourquoi il n'était pas resté plus longtemps afin d'en prendre plus. Le Mexicain lui répliqua que cela suffisait aux besoins immédiats de sa famille.

Le banquier plutôt perplexe lui demanda: "Mais que faites-vous du temps qui vous reste?"

Le pêcheur mexicain lui expliqua: "Le matin je me lève tard, je nage un peu, je joue avec mes enfants, je fais la siesta avec ma femme Maria, je me promène dans le village tous les soirs en sirotant du vin et en jouant de la guitare avec mes amigos. Ma vie est pleine et occupée, Senor.

Le banquier gloussa: "J'ai un mastère de Harvard et peux vous aider. Consacrez donc plus de temps à la pêche et avec le montant des recettes, vous pourrez acheter un plus gros bateau. Grâce aux gains que vous ferez, il vous sera possible ensuite d'acquérir plusieurs bateaux. Finalement, vous serez à la tête d'une flottille de bateaux de pêche. Au lieu de vendre vos poissons à un revendeur, vous les céderez directement à une conserverie et même pourrez fabriquer vous-même. Vous aurez ainsi le contrôle du produit, de sa mise en boîte et de sa distribution. Vous devrez quitter ce petit village et vous installer à Mexico, puis à Los Angeles et enfin à New York où vous dirigerez votre entreprise en pleine expansion."

Le pêcheur lui demanda: "Mais, Senor, combien de temps cela prendra?"

"De cinq à dix ans" lui répondit le banquier.

"Et alors, Senor?"

Le banquier éclata de rire et dit: "C'est là que cela devient le plus intéressant. Au moment le plus approprié, vous annoncerez une OPA et mettrez en vente les actions de votre société. Vous deviendrez très riche et gagnerez des millions!"

"Des millions, Senor? Et alors?"

Le banquier lui déclara: "Alors, vous prendrez votre retraite et vous irez habiter dans un petit port de pêche, vous ferez la siesta avec votre femme, vous jouerez avec vos enfants, vous vous promènerez dans le village le soir en sirotant du vin et en jouant de la guitare avec vos amigos."

Cela est vraiment extraordinaire! Les choses même que le pêcheur ne pourrait envisager d'obtenir qu'à la fin d'un long et pénible processus l'obligeant à mettre sa vie en attente, sont justement les éléments importants dont il jouit déjà dans sa demi-pauvreté.

Qu'est-ce que cela lui apporterait d'avoir plus? Cela l'empêcherait tout simplement de profiter maintenant de sa famille et de ses amis, le retiendrait de rire et de vivre, lui interdirait d'être indépendant et à l'abri des soucis qu'occasionnent les investissements financiers. Et il est bien évident que la période évaluée à cinq ou dix ans par le banquier s'allongerait considérablement en raison de convoitises supplémentaires ainsi que de difficultés inattendues qui transformeraient le projet en un parcours s'étendant sur toute une vie.

N'est-il pas plus judicieux de se souvenir de la mise en garde formulée par Juvénal, philosophe romain du premier siècle: "C'est une pure folie que de vivre dans le besoin afin d'être riche au moment de mourir."

lundi 5 février 2007

Achetez vous êtes surveillé


Achetez, vous êtes surveillé...
LE MONDE | 03.02.07

© Le Monde.fr

lundi 15 janvier 2007

La famille

Première entrave à la course au malheur d’une civilisation suicidaire, la famille a été détruite et en est la première victime. Sa destruction a engendré des colériques ambitieux, narcissiques, égocentriques, refusés, déçus, orgueilleux, chercheurs d’absolus d’eux-mêmes, en quête perpétuelle de reconnaissance, des fragiles, faux forts, etc., qui passent pour les vertueux d’aujourd’hui. Des mal aimés, perdus, en colère contre l’émotion, qui la refoulent, se refusent eux-mêmes, s’inventent des identités, à la recherche perpétuelle d’attention et de protection, n’ayant pas la force d’accepter leur situation.
La famille est la base de tout chez un être humain. Il doit y trouver l’affection, l’attention et le support qui lui donnent confiance et lui permettent de construire sa vie sereinement dans le monde extérieur.
Elle doit donner une connexion émotionnelle dans les relations parents enfants, celle qui inspire le souffle vital. Si l’enfant ne reçoit pas l’amour de ses parents, de façon directe et sincère (pourquoi cette impossibilité à lui exprimer?), s’il ne peut leur confier ses craintes, désirs d’attention, de protection, de guidance, il perdra ce lien, et si le lien est rompu, ou se délite, alors il ne saura pas construire sa vie, il sera perdu, et en colère…
L’égoïsme ambiant, le manque de communication, d’empathie, son refus, la froideur, l’incompréhension, ont cassé la famille, les parents se séparent pour un rien, refusent l’amour, ce sentiment, et brisent la connexion, issue de leur union. Se rendent-ils compte que l’enfant issu de cette union voit l’origine de son existence déchirée, l’éclatement de sa base, sa première identité, ressent la guerre dans son coeur, qu’il est livré à lui-même, perdu, et qu’ainsi il s’enrage et l’exprime d’une façon ou d’une autre…
Beaucoup de jeunes aujourd’hui sont perdus, n’arrivent pas à se lancer dans la vie active, à être adultes, « indépendants ». Comment la génération du dessus peut-elle les blâmer ? Ils souffrent et leurs errements sont les conséquences des très graves fautes des parents, de la vision freudienne de l’Homme, de la génération 68 et de ses folies. Le premier pas pour aider l’enfant est alors la reconnaissance de leurs fautes, sincère (émotionnelle), par les parents.
Souvent, le jeune ira trouver cette connexion perdue dans l’amour, en tombant amoureux sans accepter l’autre, avec un mauvais attachement, c’est ce qu’on appelle un amour pathologique. Le retour en arrière, la restauration de la connexion en famille, grâce à celle trouvée par l’amour, ne se fera jamais, c’est une erreur tragique, et de plus, les mêmes problèmes risquent de se répéter aux générations suivantes, ou s’inverser en amour étouffant. Tout casser, pour tout recommencer, et faire les mêmes erreurs. Si la famille ne va pas, alors il n’y aura pas de vrai amour pour qui que ce soit.
La ruine de la famille vient de la perte et la démolition de cette connexion émotionnelle entre les gens, malmenée par l’individualisme exacerbé, l’égoïsme et l’orgueil. Et pourtant, elle est la seule vérité, on ne peut la détruire, la refouler, sinon elle reste enfouie et ne cessera de nous tourmenter. Comment la restaurer ? En rétablissant des relations parents enfants normales.
S’exorciser, combattre la rage issue du manque d’affection, avec tendresse, bonne volonté, faire preuve d’humilité, accepter le dialogue, la colère comme les bons sentiments, qui sont la seule vérité dans cette relation, ne pas blâmer sans voir ses propres responsabilités, ainsi l’enfant entreverra la possibilité du bonheur et sera apaisé. Il ira de l’avant, naturellement, le souffle vital reviendra en lui, et il pourra même avoir la foi.

samedi 13 janvier 2007

¿POR QUÉ ESTÁS SOLA?


En una fiesta donde tus amigas se divierten a lo grande con sus galanes, a ti sólo te acompañan una copa de Coca cola y tu eterno lamento: ¡buaaa! ¿Por qué no tengo novio?

Si estás harta de que tus primeras citas nunca se conviertan en segundas, de que lo único que sepas del amor es lo que ves en el cine o en la tele, de que los chavos no sepan que existes o de que te boten más rápido que la velocidad de la luz… es muy probable que estés haciendo todo al revés y en lugar de atraerlos los repeles.
Si quieres continuar sola y sin perro que te ladre, sigue cometiendo algunas de estas 4 barbaridades, de lo contrario… ¡Es hora de que cambies!

1. ¿TE IDENTIFICAS CON ALGUNAS DE ESTAS FRASES? “VOY A ENVEJECER SOLA”, ¡NADIE ME QUIERE! Y ¿SOY UN FENÓMENO?

Si tu respuesta es sí : ¡Grave error! ¿Acaso sabes predecir el futuro? Si es así dedícate a escribir horóscopos ¿Y qué es eso de que eres un fenómeno y por eso nadie te quiere? Crèeme, si no te quieres a ti misma, los demás menos.

¿Por qué los espantas? : Una mujer sin autoestima no tiene mucho que ofrecerle a una pareja: es negativa, con mala vibra, insegura… y así se nota cuando alguien no sabe que es el amor propio.

¿Qué hacer? ¡Quiérete! Da coraje cuando una persona con muchas virtudes no se valora.

2. ¿TU DEBILIDAD SON LOS CHICOS MALOS?

Si tu respuesta es sí : Seguro crees que es mejor andar con una fichita que esperar a tu príncipe azul. Que no te extrañe que te mande a volar después de que en la
primera oportunidad que tuvo, te pidió entregarle la prueba de tu amor.

¿Por qué los espantas? : ¡Abre los ojos! Los patanes te hacen caso sólo para utilizarte, y como tú les das permiso, en cuanto obtienen lo que desean te cambian por otra.

¿Qué hacer? No te dejes llevar por la urgencia de tener un hombre a tu lado. Tienes que volverte selectiva, aprende a identificar a los malos de los buenos y conoce bien a alguien antes de aceptar ir a la cama.

3. ¿CREES FIRMEMENTE QUE EN UNA RELACIÓN HAY QUE HACER TODO JUNTOS TODO EL TIEMPO?

Si tu respuesta es sí : ¡Ubícate! ¿Tu último ex se fue sin decirte adiós? No entiendes por qué, si siempre estuviste cerca de él, lo llamabas a todas horas, le llevabas regalos cada viernes. ¡Pobre! Más que novia eras su muégano.

¿Por qué los espantas? : A los hombres lo que más les molesta, es que una mujer no sepa respetar su independencia. ¡Por Dios, ellos necesitan su espacio!

¿Qué hacer? Vive tu vida y deja vivir. Si no comprendes que lo importante de una relación es compartir, no co-depender, no habrá galán que se rinda a tus pies.

4. ¿PIENSAS QUE ERES LA MAMÀ DE LOS POLLITOS Y NADIE TE MERECE?

Si tu respuesta es sí : ¿Estás convencida de que eres la mujer perfecta y necesitas a alguien tan maravilloso como tú? ¿De todos los prospectos que tenías no se hace uno? Uno tenía un vocho (¿cómo vas a andar en vocho?) otro tenía los pelos parados (¡Fuchi!) ¡Pon los pies en la tierra! ¡El problema no son ellos, eres tú!

¿Por qué los espantas? : Con tu complejo de superioridad no les da tiempo ni de acercarse y no te das oportunidad de conocerlos.

¿Qué hacer? No exageres ni que fueras la Mujer Maravilla. Nadie es perfecto, y lo padre de las relaciones está en que aprendas a querer, aceptar y respetar a las personas con todos sus defectos y virtudes.

mardi 9 janvier 2007

Little Bouddha


Au Népal, Ram Bahadur Bomjon, un jeune homme de 16 ans, a intrigué le monde entier depuis le 16 mai 2005. Nombre d'adeptes voient en lui la réincarnation de Bouddha, le fondateur du bouddhisme il y a 2500 ans. Ram méditait, assis au pied d'un figuier, dans la jungle Bara, à longueur de journée. Il ne mangeait pas, il ne buvait pas, il ne parlait pas, il ne bougeait pas.

Un autre phénomène mystérieux s'était déroulé le 18 janvier 2006 : ses vêtements prirent feu, Ram Bahadur Bomjon n'a absolument rien senti et sa peau ne révéla aucune blessure. De même, il a été mordu par deux cobras, serpents venimeux aux morsures mortelles, et ce, sans conséquences.

Ce jeune homme est issu d'une famille pauvre qui ne lui a donné aucune éducation religieuse. Malgré cela, il manifeste très tôt des dispositions pour la méditation. Son aspect de jeune garçon solitaire, silencieux et hirsute, vêtu uniquement d'un linge fin dans une région assez froide, a très vite rassemblé les foules dans le village de Ratnapura, au Népal, où il est né le 9 mai 1989 et près duquel se trouve sa petite cabane attachée à un grand arbre.

Son surnom de « Little Bouddha » lui a été donné par les médias car Ram méditait depuis 8 mois et seuls les membres de sa famille pouvaient l'approcher à environ 50 m. Le jeune homme, lui-même, paraît-il, ne désirait pas qu'on le nomme ainsi car il n'avait pas terminé son chemin de méditation...

Bien sûr, pour avoir confirmation que le jeune homme ne se nourrissait pas, des scientifiques ont demandé à ce qu'une prise de sang soit effectuée afin d'évaluer son taux de sucre (le sucre serait présent si l'intéressé s'était alimenté) : cela a été refusé par les proches de Ram Bahadur Bomjon prétextant que sa méditation ne devait pas être perturbée. En outre, personne ne savait véritablement ce qu'il faisait entre 17 h et 5 h du matin, l'adolescent étant dissimulé aux regards des curieux pendant la nuit. On entend d'ici les détracteurs soupçonnant que l'enfant peut se nourrir la nuit et dire que cette histoire n'était ni plus ni moins qu'une supercherie pouvant augmenter le commerce dans une pauvre petite ville du Népal. Il faut dire que des milliers de visiteurs se sont pressés pour examiner l'enfant de loin, d'autres pour tourner des vidéos... vendues, bien entendu, sans que l'on sache exactement qui empochait les bénéfices.

Cependant, en décembre 2005, neuf scientifiques ont eu la possibilité de l'observer pendant 48 h en le filmant : sur ces vidéos, on voit bien que Ram ne se nourrissait pas. Ce cas, s'il était révélé exact, défierait toute la science médicale. Ce qui est sûr en tout cas, c'est que de nombreux témoins l'ont vu de loin, sans manger, sans boire, sans dormir, et surtout parfaitement immobile pendant 12 heures d'affilée. La vidéo tournée par l'équipe médicale montre que pendant une demi-heure, son souffle a été observé trois fois, qu'il n'a avalé sa salive qu'une fois et qu'il déplace ses cils, ses yeux étant fermés et qu'il reste assis des heures dans la position du yoga.

Depuis mars 2006, fatigué de faire l'objet de tant de curiosités, Ram Bahadur Bomjon s'est retiré le 11 mars 2006 dans un lieu tenu secret.


Pour être reconnu en tant que réincarnation, Ram Bahadur Bomjon doit méditer pendant six années. Alors canular ou pas, aide du yoga ou pas, méditation poussée à l'extrême, le cas de « Little Bouddha » reste quand même des plus étranges.

vendredi 5 janvier 2007

Why Do Men Spend So Much Time at Their Jobs?

The question comes up over and over again in relationships. She says to him: If you gave me the same amount of attention as you give your boss, we'd be topside on the Love Boat rather than ballast in the Titanic.

Kinda true, right? At work, men can't communicate enough with e-mails, memos, brainstorming meetings that last all morning, and drinks that intrude on the dinner hour. But in a relationship, we hardly mutter an "uh, huh" when women ask if the dress looks okay. At work, men come up with creative solutions to problems. In a relationship, we hold our ground in the never-ending arguments about the budget/remote/toilet seat. At work, we're never satisfied with an average performance. In a relationship, we sometimes are. And then we fall asleep.

So, of course, it's a natural question for a woman to ask: Why is it that men obsess about work so much and spend so much time there-even without seemingly direct rewards or benefits for doing so? Part of the reason is that we value job performance and career advancement almost as much we value SportsCenter (almost). In fact, 35 percent of men in my Men, Love & Sex survey say that a 50-percent raise would be the one-time life boost that would make them feel the best-beating out both losing 20 pounds (29 percent) and working less to spend more time with the family (11 percent). Ouch.

The quick and obvious explanation is that men can take their relationships for granted after they've been in it for a while. In fact, that very sense of security is what we treasure most about a long-term relationship, in part because we can't afford to view our jobs the same way. These are some of the main reasons why men seem to have such great relationships-with their boss and coworkers.

They're Always Out to Prove They Are THE Guy

Early on in a relationship, a guy is competing for a woman's attention against all kinds of potential suitors. So he's at his best-witty, romantic, generous, unselfish. Once he knows he's the guy in the relationship, the pressure to perform decreases. At work, that drive is the same: He's competing against lots of other people for jobs, for raises, for respect-and a man's competitive nature drives him to want to be the best out of all the others. The difference in a job setting is that the pressure to perform never decreases, and he's always competing to be the guy. Even when he's the big boss, he's competing against other big bosses for his company's share of the pie (that is, the whole damn thing).

Not Working Equals Weakness

Of course, women have a lot of unfair stereotypes that they're fighting against day after day. But one of the stereotypes that men are saddled with is that their career success is a measure of their personal worth. The sociologist Warren Farrell has written that just as women are at times looked at as "sex objects," men are at risk of being considered "success objects"--to others, to themselves. Not working, or working in the same job, or never mustering the drive to move up makes us feel like going-nowhere dolts. Some of a man's drive to succeed comes from the desire to make more and more money, but some of that drive also comes from the desire to earn more and more respect.

They're Always Playing to an Audience

The difference between work and home life is like the difference between a filled-to-capacity stadium and an empty practice field. Men tend to feel the performance-anxiety pressure to succeed, to not make mistakes, and to excel when a whole company's watching. Right or wrong (OK, undoubtedly wrong), the natural tendency is to not give as much effort as we should when the only third-party eyes that are watching are the dog's.

Think I've nailed it on the head? Or is there something else that's driving men to spend those long hours at the office? I want to know what you think.

mercredi 27 décembre 2006

Dossier "Tel Quel"


Où finit la drague, où commence le harcèlement ?

Pour la gent masculine, il ne s'agirait que de “Nouggane”, simple technique d'approche implicitement sollicitée par les femmes elles-mêmes. Mais pour ces dernières, il s'agit bel et bien de harcèlement sexuel sur la voie publique. Mais où finit le compliment et où commence l'agression ?


Mine défaite, regard absent… lorsqu'elle rejoint ses amis sur la terrasse d'un café casablancais, Rajae est encore sous le choc. Pourtant, à force de se répéter, le scénario en est devenu d'une banalité affligeante : des hommes qui l'accostent à sa sortie du bureau, des inconnus qui la Suivent au pas, lui lançant un flot de compliments sur ses rondeurs… suivis aussitôt d'une flopée d'insultes, lorsqu'elle ne répond pas à leurs “avances”.

Mais aujourd'hui, Rajae en a eu assez. Elle a enfin franchi le pas. Presque instinctivement, elle est allée se plaindre auprès du premier policier qu'elle a croisé sur son chemin. Entre deux soupirs, elle raconte, les larmes aux yeux : “Le flic m'a alors regardé de haut en bas, avant de me lancer froidement : si je n'étais pas en service, je vous aurais également suivie, mademoiselle”. Ce jour-là pourtant, Rajae était habillée “normalement” (une expression qu'elle déteste), elle venait à peine de quitter son bureau et rien dans sa mise ne sortait du “communément admis”, une autre expression qu'elle déteste.

À force d'entendre raconter des mésaventures de ce genre, Naïma Benyahya, directrice centrale au secrétariat d'Etat chargé de la famille et de l'enfance, est à peine émue par les malheurs de Rajae. “Une femme n'a plus besoin d'être belle ou jeune pour se faire harceler dans la rue. Etre femme est déjà largement suffisant”, explique-t-elle. Ce jour-là, justement, le département de Yasmina Baddou inaugurait, dans un grand palace de Rabat, la quatrième campagne nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes. Une de plus, direz-vous ? Peut-être. Mais la campagne de cette année marque au moins une rupture : pour la première fois, quelques paragraphes sont consacrés au harcèlement sexuel, dans le cadre d'une loi globale contre le phénomène de la violence contre les femmes. “Actuellement, explique Naima Benyahya, les textes qui existent définissent uniquement le harcèlement sexuel sur le lieu de travail, mais pas celui subi dans la rue. L'objectif de la réflexion que nous lançons aujourd'hui est justement d'arriver à une définition assez large pour couvrir les désagréments dont souffrent les femmes également dans l'espace public”. Depuis quelques jours déjà, un spot télé et un message radio passent en boucle sur les ondes et à la télévision. On y voit une femme poursuivie par un homme partout où elle va, au marché, dans un taxi ou à côté d'un publiphone. Plutôt soft, le message de la fin a le mérite d'être direct : “Le harcèlement sexuel dérange. C'est un comportement qui n'est pas convenable”. Objectif avoué : pousser les femmes victimes de harcèlement à témoigner et enclencher, à moyen terme, un réel débat de société.

Gare aux excès !
“L'intention est peut-être bonne, mais gare aux excès”, s'alarme déjà Aboubakr Harakat, psychologue et sexologue à Casablanca. “Il faudra toujours permettre l'établissement d'un contact entre un homme et une femme, même s'ils ne se connaissent pas. Du coup, il devient nécessaire de répondre à une question essentielle : où s'arrête la drague et où commence le harcèlement ?”, s'interroge-t-il. Mine de rien, le psychologue pose une sacrée colle aux juristes de Yasmina

Baddou. Selon une étude menée par un groupe de jeunes militantes de l'ADFM (Association démocratique des femmes du Maroc), la perception du harcèlement sexuel varie selon les interviewées, même si 76% d'entre elles disent en souffrir au quotidien. “De nombreuses femmes parlent de 'bsala' (incorrection) ou de 'dsara' (insolence). Une grande majorité croit que le harcèlement est obligatoirement lié à l'usage de la violence par exemple”, explique Houda Bouzit, qui a mené l'enquête. Les résultats d'un autre sondage, publié sur le site Internet de l'ADFM, montrent que 33% des participants (essentiellement des hommes) considèrent le harcèlement sexuel comme “un comportement normal”. La moitié l'élève même au rang “d'éloge fait à la femme”…

Au bout de deux mois d'enquête, Houda Bouzit et son groupe de travail sont quand même arrivés à une définition plutôt consensuelle : le harcèlement démarre au moment où la femme refuse, verbalement ou en l'ignorant, l'avance qui lui est faite. Le problème, ajoute Houda Bouzit, “c'est que le Marocain refuse de comprendre qu'un non signifie réellement un refus catégorique”.

Aujourd'hui, le harcèlement, tel que défini par le groupe de travail de l'ADFM, n'épargne plus personne. Filles, femmes âgées, voilées ou légèrement vêtues… toutes y passent ou presque. “Même quand ma mère nous accompagne, nous n'échappons pas aux regards et aux mots blessants. Souvent, elle-même, pourtant bientôt sexagénaire, a aussi droit à son lot d'insinuations sexuelles, spécialement adaptées pour elle”, raconte cette jeune Casablancaise.

“À la limite, affirme Houda Bouzit, il n'y a même pas besoin de mener une enquête ou une étude scientifique. Amusez-vous juste à compter les hommes qui se retournent au passage des femmes qui traversent un grand carrefour, des voitures qui 'rasent' les trottoirs des quartiers marchands, des groupes de jeunes qui draguent tout ce qui bouge, et vous vous rendrez compte de l'ampleur du phénomène”. À tel point qu'aujourd'hui, des réseaux regroupant des associations féministes et de droits de l'homme se sont constitués pour lutter contre ce nouveau genre d'atteinte aux “libertés individuelles”. “On a de plus en plus l'impression que la femme n'a pas droit à l'espace public, qu'il y a atteinte à sa liberté de circulation. C'est une question d'éducation, mais aussi d'impunité. Un homme sait qu'il ne risque absolument rien en s'attaquant verbalement à une inconnue qui passe. Pourquoi se priverait-il, dès lors, de ce passe-temps amusant et viril”, s'interroge Rabéa Naciri, présidente de l'ADFM.

À ce jour, seuls deux textes de loi sont arrachés, de haute lutte, par le mouvement féministe marocain. Le premier, un article révisé du Code pénal, punit “l'abus d'autorité dans le but d'obtenir des faveurs sexuelles”. Le deuxième, inclus dans le Code du travail, considère le harcèlement sexuel comme “une faute professionnelle grave”. “L'entreprise est un milieu fermé et quelque part maîtrisé, où le harceleur est une personne connue. Dans la rue, on a affaire à un parfait inconnu. Prouver l'acte de harcèlement et identifier le coupable devient alors très complexe”, avoue cette avocate au barreau de Rabat.

Le préjudice est pourtant réel. Les patientes de cette psychologue casablancaise mettent le harcèlement sexuel dans la case des blessures profondes. “La femme sent que son corps est chaque jour l'objet d'humiliations. Cela peut donner lieu, dans certains cas, à des relations difficiles avec les hommes, voire avec son propre corps”, affirme la thérapeute.

Harcèlement instinctif
Pourtant, et aussi étrange que cela puisse paraître, la grande majorité des dragueurs - harceleurs n'espèrent souvent rien obtenir des femmes qu'ils croisent sur leur chemin. Pour beaucoup, aborder une femme est même devenu un réflexe. “Parfois, je me rends à peine compte de ce que je dis. Il m'arrive de parler à des femmes qui ont l'âge de ma mère et de le regretter la seconde qui suit”, avoue Amine, 29 ans. Saâd, lui, estime que c'est plus une question d'habitude. “Quand on est en groupe, il m'arrive de lancer un mot ou deux à la fille qui passe, et de reprendre la discussion immédiatement après. C'est une habitude, ça casse la monotonie d'une sortie entre mecs. À la limite, je croise les doigts pour que la fille ne se retourne pas, parce que je n'ai absolument rien à lui dire”.

Pire, même quand la drague se transforme en course-poursuite, l'objectif n'est pas toujours celui qu'on croit. “Cela faisait plus d'un quart d'heure qu'il me suivait au pas, raconte Imane, jeune Casablancaise de 22 ans. Il débitait un incroyable flot de mots et d'expressions obscènes. Je ne sais pas ce qui m'a prise, mais à un moment, je me suis retournée et tout sourire, je lui ai dit : c'est d'accord, tu me plais et j'ai terriblement envie de toi. Tu as un appartement où l'on pourrait aller ?”. Interloqué, l'inconnu s'est alors confondu en excuses, avant de changer de trottoir.

“Il y a là un mélange complexe de machisme et de clanisme. Nous sommes encore dans le rejet inconscient de l'envahissement de l'espace public par la femme”, affirme Aboubakr Harakat. Un “envahissement” rapide qui a commencé à l'école, puis à l'université, sur le lieu de travail et qui atteint aujourd'hui les terrasses de café et les clubs de loisirs. “En apparence, tout le monde semble accepter cette mixité publique. Mais en réalité, affirme un sociologue, elle dérange beaucoup d'hommes et même des femmes, qui restent farouchement attachés à une conception traditionaliste du rôle de la femme dans la vie de tous les jours”. Sinon, comment expliquer des expressions largement répandues comme “zanka âmra ou diour khawyine”, littéralement : la rue est pleine de femmes, et les maisons sont désertes. Finalement, conclut Rabéa Naciri, “l'espace public n'est pas réellement mixte. De nombreuses femmes ne font que le traverser. Souvent en pressant le pas, et tête baissée. Comme si elles s'excusaient d'être dans la rue”. La militante féministe ne croit pas si bien dire. Dans l'imaginaire collectif, explique Harakat, “la femme devient une propriété publique dès qu'elle met le pied dehors, sans être accompagnée”. La preuve, on “matera” peut-être une femme accompagnée de son mari, frère ou ami, mais on osera rarement lui parler ou lui lancer des commentaires peu amènes. Elle devient alors une “propriété privée”. “Des fois, le simple fait d'être accompagnée de mon petit frère m'épargne les mots vulgaires, affirme Asmae, la trentaine. C'est à croire que les hommes ont plus de respect pour l'adolescent de 13 ans qui m'accompagne, que pour la femme que je suis”.

Vous avez dit harcèlement ?
Du côté de la gent masculine, beaucoup s'offusquent du terme “harcèlement”, arguant que le sexe faible serait plutôt demandeur de ce genre de “compliments”. Premier incriminé : le mode vestimentaire féminin. Entre les “petits hauts” qui portent bien leur nom et les “taille basse” qui dévoilent quelques courbes féminines, nos hommes disent ne plus savoir où donner de la tête. “Voyez comment elles s'habillent, comment elles se dandinent. Elles nous provoquent et nous ne pouvons pas résister. Un homme est faible devant une femme qui le tente”, a récemment laissé échapper un auditeur sur une émission de grande écoute à la radio. Siham, jeune cadre dans une entreprise de sondages, estime qu'il est même “dangereux de s'habiller comme on veut lorsqu'on marche dans la rue. Il suffit qu'on dévoile une épaule ou qu'on mette des couleurs vives pour que des insultes pleuvent de toute part. Même les personnes âgées s'y mettent, sous prétexte que notre mode vestimentaire n'est pas conforme aux préceptes religieux. À ce moment, ce n'est plus une personne qui te harcèle, mais une société tout entière. Une fois, j'ai même été bousculée par un inconnu en me faisant traiter de p…, parce que je mettais des bas résille qui lui ont fait perdre la tête”. Étonnant ? Pas vraiment. Selon les chiffres très officiels du Haut commissariat au plan, seuls 20% des Marocains reconnaissent à la femme la liberté de s'habiller en public comme elle veut, alors que les moyennes flirtent avec les 70%, dès qu'il s'agit de son droit à l'éducation ou au travail. Encore une schizophrénie marocaine… “Posez la question à toutes ces filles qui portent le voile aujourd'hui. Beaucoup vous diront que c'est une manière d'avoir la paix, de sortir tranquillement dans la rue”, s'énerve Rabéa Naciri. Plus vraiment…

Cela fait maintenant dix ans que Zineb met le voile, plus par conviction religieuse qu'autre chose. Elle parle donc en connaissance de cause : “Cela a beaucoup changé. Au début, un simple regard d'une fille voilée suffisait à dissuader le plus hardi des dragueurs. Aujourd'hui, le voile s'est banalisé et un autre voile, plus coquet, est apparu, faisant de plus en plus fantasmer les hommes. Ils disent souvent qu'il y a toujours quelque chose à découvrir avec une voilée, que c'est plus intéressant que ces bouts de chair qui remplissent les rues et les cafés”. Depuis bientôt cinq ans, Zineb a donc un succès aussi involontaire que grandissant auprès de la gent masculine. Dernière mésaventure en date : sa visite chez un ORL casablancais. Le médecin, un quadra “très bien comme il faut”, est marié et père de deux enfants. “Pour qu'il puisse ausculter mon oreille malade, j'avais enlevé une partie de mon voile. Il s'est immédiatement mis à me complimenter… sur mes jolies oreilles. Ridicule. Pire, vu que mon numéro de téléphone était mentionné sur mon dossier médical, il n'a pas arrêté de m'appeler à des heures impossibles, malgré mon refus explicite et définitif à ses avances”. Aujourd'hui, seule une mounaqaba (qui porte le niqab, voile intégral) peut espérer avoir la paix dans la rue. Au moins jusqu'à nouvel ordre…

Les enfants, aussi…
En fait, la pratique du harcèlement dans les lieux publics s'apprend très tôt. Souvent, cela commence, pour un garçon, dès l'école primaire, aux premiers contacts avec la rue. Celui qui ne lance pas des mots aux filles qu'il croise passe alors pour un looser, une mauviette. Au regard de ses copains de jeu, ce n'est même pas un homme. Très tôt également, une fille apprend qu'elle doit cacher son corps et dissimuler ses appas naissants. “Quand j'ai vu que ma fille de 12 ans commençait à attirer les regards dans la rue, qu'elle me racontait que des inconnus l'accostaient ou lui faisaient des propositions bizarres, je me suis mise, malgré moi, à lui demander de mettre des vêtements moins courts, moins fantaisistes. J'avais peur pour son intégrité physique”, raconte Fatiha, mère d'une jeune adolescente de Rabat. “Le pire, poursuit-elle, c'est que je ne pouvais rien lui recommander. Ignorer l'agression dont elle est victime, répondre, s'arrêter, tracer son chemin, se plaindre… je ne sais toujours pas qu'elle est la meilleure attitude à adopter”.

Plusieurs autres femmes, de différents âges et de différents milieux sociaux, sont dans le même embarras que Fatiha. Faut-il répondre systématiquement à toutes les attaques ? Ou mieux vaut-il, au contraire, les ignorer ? Il n'existe, selon les spécialistes qui se sont penchés sur la question, aucune recette-miracle. Tout se décide sur le champ, et souvent à la tête du client. Safia se souvient encore du jour où, excédée, elle s'est retournée vers son harceleur du jour et lui a lancé : “Ce que vous faites est interdit. Venez avec moi au poste si vous êtes réellement un homme”. Calmement, le monsieur lui a souri avant de lui répondre : “Je vous suis où vous voulez madame, mais je préfère qu'on aille chez vous”. Safia a peut-être eu de la chance sur ce coup, mais bien des fois, la réaction d'une femme peut donner lieu à une véritable agression, physique ou verbale. “Dans la tête d'un homme, suivre une femme, c'est lui accorder de son temps et de sa virilité. Quand elle le repousse, il le prend comme une insulte. Et une fois sur deux, il se venge sur elle”, explique Harakat. La belle ghzala (gazelle) se transforme alors en repoussante qouqa (équivalent de boudin), voire en sale p… dont personne ne voudrait. En cas de nouvelle réaction de la fille, certains hommes en viennent facilement aux mains pour “éduquer cette fille dépravée”, disent-ils.

Résultat : pour fuir ce milieu définitivement hostile qu'est la rue, beaucoup de femmes minimisent au maximum leurs déplacements quand elles sont seules ou à pied. Celles qui en ont les moyens trouvent refuge dans leur voiture, présentée tour à tour comme une bulle, un cocon, voire une armure. “Depuis que j'ai ma voiture, affirme Maria, j'ai l'impression que le harcèlement sexuel n'existe plus. C'est magique”. D'autres femmes, moins aisées, préfèrent les sorties en groupe. “Un homme seul aura beaucoup de mal à s'attaquer à un groupe de filles, qui risquent de le ridiculiser à coups de chuchotements et d'éclats de rire. En groupe, nous sommes même assez fortes pour nous amuser à draguer des garçons. Mais cela ne vire jamais au harcèlement”, ironise Fadwa, 29 ans.

Finalement, explique Aboubakr Harakat, “parler de harcèlement sexuel dans l'espace public est une excellente chose. Il faut maintenant un grand débat national, un méga-sondage qui nous permette de sortir la définition la plus consensuelle du harcèlement sexuel. C'est à travers des démarches de ce genre qu'on arrivera à une réconciliation nécessaire entre les deux sexes”. En attendant, le groupe de jeunes de l'ADFM, qui a mené l'enquête sur le harcèlement sexuel, a édité un livret de recommandations pratiques. Un enseignement central se dégage de ce travail : la femme doit travailler sur elle-même de manière à ne pas tomber dans la culpabilisation ou l'auto-dénigrement. Et pourquoi pas un second livret, qui serait plutôt destiné aux hommes ?